Un peu d’histoire…

 

125 ans, la vieille dame se porte bien.

 

En 1732, soit 152 ans avant la création de la société de tir, Froideville disposait d’une société des Fusiliers qu’il fallait plutôt assimiler à une société d’abbaye qui fut intégrée dans l’Abbaye « La Persévérante », créée en 1850 dans le cadre de la paroisse de Montheron. Trente quatre ans plus tard naissait la société de tir « Armes de guerre », devenue par la suite « Armes du Jorat » et, dès le 1er janvier 2009, « Froideville – Tir Sportif ». Ces changements d’appellation montrent l’évolution des mœurs, mais aussi des objectifs poursuivis par les sociétés de tir fidèles à une obédience militaire, dans la mesure où leur rôle était et est encore l’organisation et le bon déroulement des tirs obligatoires.

 

Pour subsister face à la déferlante des critiques et des attaques virulentes émanant de milieux hostiles aux armes et à notre armée, les sociétés de tir ont orienté leurs activités vers le tir sportif, seule manière d’assurer leur survie et de conserver un intérêt auprès des jeunes.

 

A Froideville, le dynamisme a toujours présidé aux activités de la société de tir. Ses citoyens soldats se sont régulièrement illustrés dans les tirs qui rythmaient la vie du haut village de la paroisse, ainsi que lors des fêtes bisannuelles de l’Abbaye « La Persévérante » dont les concours de tir se déroulaient au stand qui jouxtait la cantine de l’Abbaye de Montheron. Ces qualités leur ont valu de figurer en bonne place non seulement aux palmarès, mais aussi à la tête et au nombre des membres du comité.

 

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, les tirs s’effectuaient au lieu dit le Raffort en direction de la forêt des Orgires, sur une distance de 400 mètres. Le chemin forestier qui mène à cette portion de forêt s’appelle d’ailleurs le « Vieux Tirage ». On peut encore observer, à une cinquantaine de mètres à l’intérieur de la forêt, le fossé où étaient installées les cibles et qui servait d’abri pour les cibarres. C’est dire si la forêt a gagné du terrain au cours des années qui nous séparent de cette valeureuse époque !

 

C’est donc dans la seconde moitié du XIXème siècle que la ligne de tir fut déplacée du Raffort au lieu dit « Mongélian », en bordure de la route cantonale Froideville – Villars-Tiercelin, où se situe le stand actuel. En 1983, un échange de terrain avait lieu entre la société de tir et Messieurs Armand Jaccoud et Franz Stadler, propriétaires fonciers voisins, afin de porter la surface de la parcelle à 270 m2 et permettre l’agrandissement du stand tout en respectant les distances aux limites voisines. Par le même acte, M. Jaccoud cédait également, à la commune de Froideville, une bande de terrain de 1150 m2 destinée à l’aménagement d’un chemin d’accès et d’une place de parc pour véhicules en dehors de la route cantonale, améliorant ainsi considérablement la sécurité des usagers.

 

Agrandi une première fois en 1985, le stand, propriété de la société de tir, fut l’objet d’une nouvelle transformation en 1993, travaux consistant à créer un espace pour le bureau des tirs et un local de rangement au sous-sol.  

 

Pour terminer cette brève rétrospective des événements qui ont marqué la vie de notre vénérable société, il convient de mentionner encore l’installation, en 1983, d’un équipement Polytronic sur l’ensemble des quatre cibles, phase d’une importance majeure réalisée par la commune de Froideville et qui est sans doute à l’origine de l’existence, du succès et de la renommée de la société nouvellement dénommée « FROIDEVILLE - TIR SPORTIF ».

 

 

René Martin, président